Le déficit hydrique en Charente-Maritime est récurrent depuis la fin des années 80. Il est dû à des besoins en eau pour les usages bien supérieurs à la ressource disponible. Or, les cours d’eau et leurs peuplements piscicoles sont les premiers impactés.
Nous réalisons le suivi des linéaires lors de la période d’étiage depuis 2006. Ce suivi avait initialement pour objectif de relater l’état des cours d’eau à des fins de communication auprès du plus grand nombre. Cet indicateur de l’état du milieu complémentaire au réseau ONDE peut aujourd’hui, du fait de son ancienneté, contribuer à l’amélioration des connaissances du fonctionnement nappe-rivière et permettra de faire évoluer les seuils de gestion de crise en faveur de la préservation des milieux.
Le travail le plus important a consisté à mettre en forme l’ensemble des données pour une exploitation statistique. En effet, depuis 2006, non seulement les référentiels SIG ont évolué, mais aussi le linéaire suivi (de 750km en 2006 à 1680km en 2021), ce qui a nécessité des traitements spécifiques. Cette 1ère étape franchie, nous avons pu traiter et analyser les données pour enfin développer des indicateurs du suivi des linéaires d’écoulement. Ces derniers seront diffusés aux services de l’État et partenaires dans l’espoir d’une amélioration de la gestion quantitative en faveur des milieux naturels.
Un travail sur la caractérisation de la survenue des assèchements par bassin versant a été initié ainsi qu’une analyse sur les relations entre l’état des linéaires d’écoulement et les seuils de gestion conjoncturelle.
L’importance de la facilité de compréhension des indicateurs a fait l’objet d’une attention tout aussi particulière. La vulgarisation du travail est un enjeu de cette étude afin que le grand public puisse s’approprier ce sujet majeur de la gestion équilibrée de la ressource en eau.
