Dans le cadre de la mise à jour du PDPG, la fédération a souhaité mener une analyse statistique de l’évolution du peuplement piscicole du département à partir de sa base de données pêches. Pour ce faire, 483 pêches électriques « complètes » et 81 pêches électriques partielles « par points », réalisées sur l’intervalle de temps 1994-2022, ont été retenues.
Comme les stations n’ont pas été suivies de façon similaire temporellement, elles ont été regroupées en fonction de leur méthode d’échantillonnage et sur la base du modèle biotypologique de Verneaux (avec le calcul des NTT), afin de permettre une comparaison des résultats dans le temps. Les tendances temporelles et périodiques ont été observées par guildes d’espèces et par espèces « repères » pour l’ensemble des stations appartenant à un même NTT. Reflétant la variabilité du contexte environnemental, il n’a pas été possible de faire ressortir de tendance globale à l’échelle du département : mise à part des densités piscicoles plus importantes entre 2008 et 2016, les stations de typologies différentes n’ont montré aucune tendance commune. Les résultats apportent en revanches des éléments intéressants qu’il conviendra d’analyser dans le détail et à une échelle plus réduite.
Au-delà des résultats écologiques, nous avons mis en lumière l’importance du plan d’échantillonnage (période, station, conditions et fréquence d’échantillonnage, matériel, réglages, etc.) pour répondre à une question précise et de l’indispensabilité de l’expertise technique dans l’analyse des résultats. Il est préconisé pour améliorer l’analyse, de mener un suivi temporel par station et de prendre en considération des variables explicatives, notamment en tirant mieux profit du réseau de suivi thermique de la fédération.
