Lutte contre l’impact de l’Ecrevisse de Californie sur les populations d’écrevisses autochtones

Les invasions biologiques par les espèces exotiques envahissantes constituent un fléau mondial dont la gestion est complexe. Concernant les écrevisses, une espèce s’avère particulièrement problématique vis- à-vis des taxons autochtones : l’Ecrevisse de Californie- Pacifastacus leniusculus . La lutte contre cette espèce a fait l’objet de diverses méthodes de gestion. A ce jour, le protocole idéal n’est pas encore trouvé.

Dans le département du Lot, le ruisseau de Rivalès abrite une population fonctionnelle d’écrevisses à pattes blanches. L’arrivée nouvelle de P. leniusculus crée une zone de contact, en aval du ruisseau, où co-existent les 2 espèces. Pour stopper la remontée de l’écrevisse non-indigène, une stratégie de cloisonnement migratoire par la mise en place de seuils bloquants constitue une première en France et suscite l’intérêt de nombreuses structures. Cette opération s’accompagne d’opérations de piégeage/destruction et d’un suivi global interannuel. Une analyse d’individus menée par le LDA39 a révélé l’absence d’aphanomycose, maladie susceptible de détruire une population en quelques semaines. En l’absence de cette maladie, la fédération, en partenariat avec le SMBVCG et le Département du Lot, a contacté le bureau d’études Saules et Eaux afin d’établir une stratégie de sauvegarde de l’APP. Pour estimer la taille des populations sur le Rivalès, une CMR a été réalisée en Juillet 2020. En parallèle, des travaux ont été menés par la fédération et ses partenaires. 2 ans après, l’objectif de ce rapport est de présenter l’évolution des effectifs des 2 espèces par zone et par année.