Après 8 années, la dernière tranche de travaux a été finalisée en 2022. Après avoir constaté que le ruisseau abritait la plus importante population d’écrevisses à pattes blanches connue actuellement dans le département, un projet a été élaboré afin de mettre en défens le ruisseau sur la partie colonisée par les écrevisses.
Les principales pressions sur le cours d’eau étaient le piétinement du bétail pour s’abreuver et un passage à gué où transitaient le bétail et les engins agricoles. L’objectif était donc d’aménager différents points d’abreuvement pour que l’élevage perdure sur le bassin versant et de stabiliser le passage à gué pour éviter toute dégradation du milieu et de la qualité de l’eau. Un long travail de concertation, en partenariat avec l’ADASEA du Gers, a été mené avec l’ensemble des acteurs du territoire.
Grâce aux leviers financiers de l’Agence de l’Eau Adour-Garonne et du plan France Relance Biodiversité, plusieurs types de travaux ont été réalisés : 4 descentes aménagées sur le cours d’eau, réhabilitation de 3 mares pour l’abreuvement du bétail, installation de 3 bacs gravitaires, stabilisation du passage à gué et création d’une passerelle pour le franchissement du ruisseau par le bétail.
La formation pour adultes du CFPPA de Mirande a contribué au projet et a mis la « touche finale » en clôturant les derniers endroits accessibles au ruisseau. Ce projet démontre qu’il est possible de maintenir une activité économique rurale d’importance avec la préservation de forts enjeux environnementaux.
