Amélioration des connaissances ichtyologiques de trois marais rétro-littoraux

C’est dans le cadre d’un appel à projet Natura 2000, et en partenariat avec le CAPENA et les structures animatrices Natura 2000, que la fédération a réalisé une étude sur les peuplements piscicoles des marais de Rochefort, des marais côtiers girondins et des marais salés de la Seudre et d’Oléron.
Une enquête en ligne auprès de 352 pêcheurs a révélé que 87 % pratiquent la pêche à la ligne, principalement entre mai et octobre, ciblant majoritairement le sandre, la carpe et le brochet.

Deux méthodes d’inventaire ont été mises en oeuvre : des pêches au verveux à 2 ailes sur six stations du marais de Rochefort Nord et six stations des marais côtiers girondins, ainsi que des pêches au verveux, au filet droit et au trémail dans les marais salés de la Seudre et d’Oléron, au printemps et à l’automne.

Les inventaires ont permis d’identifier 18 espèces dans le marais de Rochefort Nord, incluant des espèces emblématiques comme l’anguille, le brochet, la perche commune, la brème et le gardon. Dans les chenaux des marais salés, 14 espèces ont été recensées, avec une forte présence de juvéniles de mulets et de bars, confirmant leur rôle de nourricerie. Sept espèces ont été identifiées dans les fossés des marais endigués en amont des chenaux. Les marais des Coteaux de Gironde n’ont pu être échantillonnés en totalité à cause de vols de matériel, mais les premières analyses révèlent des espèces adaptées à des conditions écologiques dégradées.

Le marais de Rochefort Nord présente une diversité d’espèces conforme aux autres marais français, tandis que les marais salés confirment leur rôle de nurserie pour certaines espèces marines. Toutefois, la présence d’espèces exotiques envahissantes constitue un enjeu préoccupant pour l’équilibre de ces milieux.